Mirari

Mirari (mot latin, infinitif de miror: s’étonner, voir avec étonnement) est un dispositif s’appuyant sur une méthode scientifique appelée strioscopie. Ce procédé permet de mettre en lumière la compression de l’air ou d’autres fluides en temps réel. La strioscopie rend visible des phénomènes optiques induits par des déviations de faisceaux lumineux et par des superpositions de couches d’air de températures différentes. On peut parfois remarquer ces troubles dans l’air au-dessus des radiateurs, du goudron chaud, ou même dans le cas de mirage dans le désert. La projection d’une lumière blanche sur une flamme rend visible les émanations de chaleur. C’est en quelque sorte la projection d’un objet dans l’impalpable et dans l’immatérialité qu’il peut dégager. Montrer l’objet dans une forme fugitive et glissante, puis comprendre qu’il n’existe pas de réalité objective grâce à cette remise en contexte du quotidien. Si le réel est l’effectif ou le concret, alors la réalité est le sentiment du réel. Je souhaite parler de réalité à partir du réel. En créant de la présence dans un lieu d’absence, je donne la preuve d’une réalité imperceptible, un entre deux dans la compréhension et la lecture de la réalité. Mon champs d’action se situe dans cet espace entre le tangible et l’intangible.




Mirari, 2015, dimension variable, installation continue, cheminée bioethanol et vidéo projecteur, vue d’exposition au Ceaac Strasbourg.



Mirari (détail), 2015, dimension variable, installation continue, cheminée bioethanol et vidéo projecteur, vue d’exposition au Ceaac Strasbourg.



Mirari 2, 2015, bougies, candélabre en cristal, projecteur, avec le soutien du Musée la Grande Place Saint-Louis-lès-Bitches, de le Fondation d’Entreprise Hermès, et du Centre Pompidou Metz. Photographe: Camille Roux.



Mirari 2 (détail), 2015, bougies, candélabre en cristal, projecteur, avec le soutien du Musée la Grande Place Saint-Louis-lès-Bitches, de le Fondation d’Entreprise Hermès, et du Centre Pompidou Metz. Photographe: Camille Roux.